Le soutien à la recherche médicale est l'une des priorités de l'association RETINA FRANCE, qui lui consacre les deux tiers de son budget.
RETINA FRANCE finance de nombreuses bourses d'aide aux études et des programmes de recherche réalisés par des équipes situées sur tout le territoire français, qui effectuent des études fondamentales ou appliquées intéressant les maladies de la rétine. Les projets retenus au terme d'une sélection rigoureuse par le Comité Scientifique sont financés pour une durée d'un ou deux ans.
Une partie des fonds affectés à la recherche assure le fonctionnement du CERTO (Centre de Recherches Thérapeutiques en Ophtalmologie), premier laboratoire entièrement consacré à la recherche de traitements pour les dégénérescences rétiniennes. Fondé en 1994 conjointement par RETINA FRANCE et l'Association Valentin Haüy, le CERTO est situé dans les locaux de l'Hôpital Necker à Paris. Vingt-quatre personnes travaillent actuellement dans ce laboratoire dirigé par le Docteur Marc Abitbol.
Tous les chercheurs bénéficiant du soutien de RETINA FRANCE se retrouvent une fois par an à l'occasion de la Journée "Vision et Recherche". Ce colloque organisé par l'association leur permet de faire le point sur l'avancement de leurs travaux et de nouer des relations entre les équipes. En même temps, des conférences destinées aux non-spécialistes permettent à tous les adhérents de s'informer sur les recherches en cours et de rencontrer les chercheurs.
Les principaux thèmes de recherche soutenus par l'association sont les suivants :
Une connaissance détaillée du fonctionnement de l'oeil sain et de la rétine, et en particulier de son développement au cours de l'embryogénèse, est indispensable pour comprendre et traiter ses affections d'origine génétique. La recherche fondamentale étudie les différents gènes qui participent à ce développement et les nombreuses protéines qui interviennent dans leur expression et leur régulation, tant sur des modèles animaux que chez l'homme.
Le seul moyen de guérir véritablement une maladie génétique est de s'attaquer à sa cause, c'est-à-dire de corriger l'anomalie génétique (mutation) qui en est responsable. Pour cela il faut d'abord identifier avec précision les dizaines de mutations à l'origine des différentes dégénérescences rétiniennes, soit par des études génétiques de familles dont plusieurs membres sont atteints, soit sur des modèles animaux. Il faut ensuite remplacer les gènes défectueux par des gènes sains à l'aide de "vecteurs" capables de pénétrer dans les cellules de la rétine. Enfin, il faut s'assurer que les gènes introduits s'expriment effectivement, qu'ils sont stables à long terme, et qu'ils n'induisent pas d'effets secondaires.
La thérapie génique est l'espoir le plus sérieux de traitement des maladies de la rétine pour l'avenir. C'est aussi la technique qui nécessite le plus d'études préliminaires en raison de sa complexité de mise en oeuvre et des risques potentiels en cas d'application mal maîtrisée. A l'heure actuelle, les recherches sur l'animal progressent très rapidement mais il est encore impossible de prédire quand les premiers résultats cliniques sur l'homme seront obtenus.
Les facteurs de croissance sont des substances qui jouent un rôle essentiel dans le développement et la survie des cellules. Les dégénérescences rétiniennes se traduisant par la mort progressive des cellules photoréceptrices de la rétine, l'évolution de la maladie pourrait être ralentie, voire arrêtée, par l'utilisation judicieuse de ces facteurs.
De nombreux travaux de recherche portent sur l'identification de facteurs de croissance qui puissent avoir une efficacité thérapeutique et des moyens susceptibles de les rendre disponibles au niveau de la rétine, soit par un apport extérieur soit par une sécrétion locale.
La transplantation de cellules saines dans la rétine pourrait permettre de remplacer les cellules tuées par une dégénérescence rétinienne et de restaurer en partie la vision perdue. Selon les affections, les cellules concernées sont soit les photorécepteurs (cônes et/ou bâtonnets), soit les cellules de l'épithélium pigmentaire rétinien.
L'expérimentation animale a montré que des cellules foetales non différenciées, injectées dans l'espace sous-rétinien, pouvaient survivre, se développer et établir des liaisons fonctionnelles avec le reste de la rétine. Des essais préliminaires ont déjà été menés sur l'homme et se poursuivent actuellement.
D'autres voies de recherche sont également poursuivies dans le monde, telles que la réalisation de "rétines artificielles" (puces électroniques), les effets de certains régimes alimentaires, et la mise au point de procédures chirurgicales pour certains types d'affections.
Les membres de RETINA FRANCE peuvent obtenir auprès du siège de l'association des fiches et des dossiers plus détaillés sur tous ces sujets. Ils sont régulièrement informés des avancées de la recherche, tant dans les équipes financées par l'association que dans le reste du monde médical, par la revue "le Rétino" dont certains articles sont disponibles sur ce site.
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Dernière modification le 08/06/1999 par
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