- Récherche sur le syndrome d'Usher
- Récherche génétique
Projets en cours à GÉNÉTHON
Le Clonage Positionnel
La Dystrophie des Ceintures
Les Paraplégies Spastiques
Le projet Européen ESF
La recherche de gènes responsables de maladies
génétiques
L'identification du gène responsable d'une maladie génétique
repose sur une stratégie appelée clonage positionnel . Cette
stratégie passe par la localisation sur les cartes génétiques
et physiques. Cette technique est employée lorsque aucun réarrangement
cytogénétique, aucun défaut biochimique évident,
et aucun modèle animal n'est disponible.
- Première étape : la localisation
primaire de la région contenant le gène morbide
Le premier élément nécessaire pour établir
une localisation primaire est la disponibilité de l'ADN provenant
de familles de personnes atteintes de cette maladie. Ces ADN sont produits
à partir des cellules stockées à la Banque
de Généthon. Le deuxième outil utilisé est
la Carte Génétique qui a été établie
à Généthon, contenant un ensemble de marqueurs cartographiés
sur l'ensemble du génome humain.
Le but de cette étape est l'identification de marqueurs
qui ségrègent spécifiquement avec la maladie. Cela
permet de définir un intervalle de localisation contenant le gène
responsable de la maladie.
- Deuxième étape : isolement de la
région génomique recouvrant cette région.
Une fois que de tels marqueurs ont été caractérisés,
ils peuvent être utilisés pour identifier les clones d'ADN
recouvrant la région considérée. Cette étape
est menée grâce à la Carte Physique du génome
humain, établie dans un travail de collaboration entre le CEPH et
Généthon.
L'obtention de tels clones permet de disposer d'un matériel
facile à utiliser pour étudier les gènes présents
dans la région, et pour identifier le gène responsable.
- Troisième étape : inventaire de tous
les gènes présents dans la région
Le plus souvent, l'identification du gène morbide passe par la recherche
expérimentale de tous les gènes présents dans la région.
Ce problème n'est pas simple car :
- les gènes sont généralement petits par
rapport à la taille de la région étudiée
- les gènes sont fragmentés en exons (fragments
codants) et en introns (fragments non codants, souvent de grande taille)
- les gènes sont disséminés au hasard, séparés
par de vastes régions non codantes
Cette étape reste à ce jour limitante, car il n'existe
pas de méthode simple et directe pour reconnaître à
coup sûr une séquence codante. Cette situation devra cependant
s'améliorer dans un futur proche, grâce à la Carte
des Gènes, en cours de développement à Généthon.
Quatrième étape : l'identification
du gène muté
Une fois que l'ensemble des gènes de la région a été
caractérisé, il faut encore identifier lequel d'entre eux
est responsable de la maladie. En général, cette recherche
s'effectue en comparant le gène des individus sains à celui
des individus malades. La certitude qu'un gène est bien responsable
de la maladie est acquise lorsqu'une mutation qui ségrège
spécifiquement chez les individus malades peut être détectée.
A plus long terme, l'isolement du gène responsable doit permettre
d'étudier sa fonction et de comprendre son rôle dans le développement
de la maladie. On peut alors tenter d'en déduire, plus rapidement
et d'une manière plus efficace, des stratégies thérapeutiques
(pharmacologie, thérapie génique...).
La dystrophie des ceintures
La dystrophie des ceintures est une myopathie transmise genetiquement selon
un mode autosomique recessif ou dominant. Elle se traduit cliniquement
par une atteinte atrophique et deficitaire progressive, touchant preferentiellement
les muscles proximaux des membres. Les premiers signes apparaissent entre
8 et 15 ans et la maladie evolue vers une perte d'autonomie de la marche
20 a 30 ans plus tard.
Les travaux effectues dans le laboratoire ont permis l'identification
de deux genes responsables chacun d'une forme differente de cette dystrophie
musculaire progressive. L'un de ces genes, localise sur le chromosome 15,
code pour une proteine enzymatique specifique du muscle denomme calpaine
3. Des mutations de ce gene ont ete retrouvees dans des familles d'origines
variees:ile de la Reunion, Etats Unis, Liban, Italie, Israel, France metropolitaine.
L'autre gene, localise sur le chromosome 4, code pour une proteine associee
a la dystrophine au niveau de la membrane de la cellule musculaire et est
appelee b-sarcoglycane. Des mutations ont ete retrouvees dans des familles
appartenant a une communaute Amish (Etats-Unis).
Actuellement, nos recherches s'orientent vers la comprehension
de la fonction de la calpaine 3, (la b-sarcoglycane etant etudiee dans
d'autres laboratoires) et la recherche des genes impliques dans d'autres
formes de myopathies.
Les paraplégies spastiques
Les paraplégies spastiques familiales sont des affections dégénératives
du système nerveux central caracterisées par une grande raideur
et une exagération des réflexes des membres inferieurs. Les
personnes atteintes par cette maladie génétique ont de grandes
difficultés a marcher qui peuvent évoluer vers une paralysie
complète des deux jambes.
Trois gènes responsables de cette maladie ont ete localisés
sur les chromosomes 2, 14 et 15. Il existe un certain nombre de familles
dans lesquelles est transmise une paraplégie spastique et dont le
gène responsable de la maladie n'a pas encore ete localisé.
Dans notre laboratoire, nous nous efforçons de mettre en évidence
d'autres localisations de gènes responsables de cette maladie. Apres
une étude préliminaire, nous avons pu montrer que le gène
porté par le chromosome 2 est retrouvé dans un grand nombre
de familles présentant cette affection : c'est un gène "majoritaire"
de paraplégie spastique.
Nous avons décide dans un premier temps de nous focaliser
sur l'identification de ce gène afin de comprendre les mécanismes
moléculaires a l'origine de ce processus pathologique. Puis nous
nous attacherons a identifier les autres gènes de paraplégie
spastique (en particulier celui porté par le chromosome 14) pour
tenter d'élucider l'hétérogénéite génétique
de cette maladie, c'est a dire pourquoi des mutations dans des gènes
differents conduisent aux mêmes manifestations cliniques.
Le projet européen ESF
Un projet européen concernant des maladies psychiatriques multigéniques
telles que la schizophrénie et la maladie maniaco-dépressive
est en cours de réalisation.
L'objectif de ce projet, est de localiser les gènes responsables
de ces deux maladies sur un grand nombre d'individus. Une vingtaine de
laboratoires de différents pays participent a ce projet :
Allemagne
Autriche
Belgique
Danemark
Espagne
Finlande
France
Grece
Italie
Irlande
Israel
Portugal
Royaume Uni
Suede
155 familles sur plusieurs générations sont étudiées.
1616 individus seront génotypés, ceci correspond a 646 400
génotypes.
L'adresse originale de cette page:
www.genethon.fr/projets/recherche_genes/recherche.html
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